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Dis-moi quel chapeau tu préfères et je te dirai l'âge que tu as ?

Dis-moi quel chapeau tu préfères et je te dirai l'âge que tu as ?

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Tiens, je constate quelque chose, c'est que les femmes portaient un chapeau la journée. Par contre, voyez, le soir, elles n'en portent pas, mais ont des fleurs dans leur chevelure...

Passons à quelque chose de moins réjouissant, aux chapeaux des ânes..

Savez-vous qu'à une époque, le bonnet d'âne n'était pas synonyme de bêtise, d'ignorant...C'était tout le contraire. Voyez ci-dessous.

****À l’origine, le bonnet d’âne n’avait rien de punitif. Il symbolisait même une certaine sagesse. Selon Images Doc, au XVIIIe siècle, faire porter un bonnet d’âne à un élève visait à l’encourager, l’âne étant perçu comme un animal intelligent et studieux. Cette symbolique positive était héritée d’une tradition plus ancienne encore : au XIIIe siècle, le philosophe écossais Jean Duns Scot aurait popularisé l’usage d’un chapeau pointu pour représenter la transmission du savoir. Ce couvre-chef, censé faciliter l’apprentissage, a peu à peu été tourné en dérision. Le terme anglais dunce, désignant un idiot, trouve d’ailleurs son origine dans le nom de ce penseur et dans la transformation de ses disciples en figures de pédants ridicules. La perception de l’âne change également : de symbole de patience, il devient emblème de bêtise et d’entêtement. C’est ainsi que, vers la fin du XVIIe siècle, le bonnet d’âne commence à être utilisé en classe pour punir les élèves jugés paresseux ou indisciplinés. Ce glissement progressif transforme un objet éducatif en instrument d’humiliation. Ce n’est donc pas un simple chapeau, mais un reflet de l’évolution des mentalités éducatives. ***

Comme quoi, on en apprend tous les jours, on peut "s'instructionner" à tout âge.

Je ne connaissais pas non plus le bonnet de vache, porté par les enfants bretons...

****

Le bonnet de vache « breton » ne fut pas la seule punition en usage pour éradiquer la langue bretonne de l’école républicaine, d’autres symboles furent utilisés, symbolique que l’on retrouva dans d’autres régions, voire dans d’autres pays, et notamment dans nos colonies :

 « Les symboles

L'emploi du breton était sanctionné avec le port du symbole, appelé vache, ou arvuoc'h, en breton. Le symbole pouvait prendre d’autres formes : une paire de sabots en bois, un galet, ou encore un bout de bois. Le poids de ces symboles s'exprimait particulièrement dans les cours de récréation. La seule façon pour un enfant de se débarrasser du symbole était de surprendre un de ses camarades parler breton. Ce dernier se retrouvait alors en possession de la vache. Les écoliers devaient en effet se débarrasser le plus rapidement possible de ce symbole, de peur de se faire punir à la fin de la journée.

Les punitions

Les sanctions étaient diverses. L'écolier pouvait, par exemple, être obligé de rester une heure après les cours, pour balayer la cour, fendre du bois ou encore écrire des dizaines de lignes de : « Je ne parlerai plus breton ».

Autre coup dur : se voir enlever des points dans les devoirs de français. Les enfants scolarisés dans les établissements catholiques étaient, eux, obligés de réciter plusieurs fois le chapelet, avant de rentrer à la maison et d'être punis une deuxième fois par leurs parents.****

Et toc, effectivement, de mon temps aussi, comme on dit, on n'avait pas intérêt à venir chougner auprès de nos parents dans les années 50-60, car, gare à la 2e punition, comme aller nettoyer le poulailler, nettoyer l'écurie des vaches, faire 100 lignes de plus ou se ramasser une torgnole.

Cela étant, vous allez penser que j'ai encore sauté du coq à l'âne, parler des beaux chapeaux, portés par les dames de la bourgeoisie pour finir au milieu des petits gueux, on va encore dire que j'ai la tête qui ne tourne pas rond...

Tenez, pour clore le sujet des chapeaux, une petite photo de moi quand j'étais jeune.

C'est ce que disait mon fils ainé à ses copains quand il devait avoir 7 ou 8 ans, "c'est ma mère". J'aurais bien aimé avoir ce corps là, quoique, peut-être que je l'avais après tout - j'essaie vainement de vendre ce canevas 80 X 50 cm, avec un cadre en chêne de fabrication 100 % française, s'il vous plait - Comme il faut respecter les convenances, je mets mon chapeau devant pour cacher ce que la morale de l'époque réprouvait...Je vous salue bien bas  m'ssieurs-dames avec mon chapeau de paille...

Oui, c'est la chaleur, faites pas attention, 38° cet après-midi sur le balcon, cette canicule me fait délirer...à moins que ce ne soit mon futur âge vénérable...ha ! ha !

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