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Cearriveenfrance

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Un été au temps du corona

Un été au temps du corona

La fin des vacances arrive bientôt à son terme. Il reste encore des vacanciers retardataires, comme Gaby et ses parents et quelques nièces et neveux. Nous, encore partis nulle part. Je vous avouerai que j'attends presque avec impatience cette fin de vacances, me disant qu'enfin, le corona prendra peut-être du recul après la flambée de cet été, due aux gros rassemblements familiaux ou aux jeunes fêtards.

D'accord, nous aussi n'avons pas été non plus des modèles parfaits. Quoique si, presque, vu que nous n'avons pas fait de grand repas de famille comme souvent au 15 août. Ah ce fameux 15 août de l'année dernière ! Non, juste quelques petites réunions sur les terrasses, à peine 10.

Notre fille n'a pas changé son comportement, incitant ses enfants à faire de même, vu qu'ils ont vu leurs copains cet été "je ne peux pas tout leur interdire". Quand ils sont venus nous voir, c'est à distance que nous nous sommes parlés ; plus de bisous, plus de grandes tapes dans le dos. C'est tout juste si notre fille n'amenait pas sa chaise avec elle, son désinfectant, oui. En ce moment, elle repasse encore d'autres examens. Mais le repos a l'air de lui avoir fait du bien. De jour en jour, elle a allongé ses foulées, tranquillement et a fait pas mal de vélo. Là, elle va encore repasser un scanner et faire une prise de sang.

Me demande comment nous allons faire cet hiver, car, cette tentacule COVID19 sera certainement toujours là, prête à nous tomber dessus si nous avons le malheur de baisser notre garde. Allons-nous vers un autre confinement total ou partiel, dont nous les vieux ferons les frais ?

Va falloir chauffer les terrasses à l'air libre. Mais, zut, paraît que ce sera là aussi interdit. Comme si c'était le moment de penser à ça ! Tiens, comme les chaudières au fioul qu'il va falloir changer, comme les isolations des maisons. Que le gouvernement commence donc par isoler tous ses HLM. Ce truc là vient de sortir. Mais, ils ont quoi dans la tête nos bonhommes politiques ? Qui peut se permettre de changer sa chaudière comme on change une ampoule électrique ? Tant pis pour eux si les gilets jaunes entrent à nouveau en guerre. Il a quoi dans la tête ce gouvernement, qui, après avoir dit tout et son contraire au sujet des masques va traquer les récalcitrants du masque, va nous obliger à isoler nos maisons de campagne sous peine d'interdiction de vente, qui veut nous obliger à changer nos chaudières au fioul d'à peine 5 ans.

Je vous avouerai que les zombies masqués dans les rues me mettent mal à l'aise, tellement même que j'évite d'entrer dans les magasins, de sortir en ville. J'appréhende le jour où Vichy l'imposera sur nos belles promenades ou en centre ville. Ca va venir, n'en doutons pas, sa grande soeur clermontoise l'imposant en centre ville.  Cela va t-il être la règle pour les décennies à venir ? Flippant. Quand on pense qu'on disait en avril que le masque ne servait à rien à l'extérieur ? A partir d'avril, la pandémie avait régressé, même sans les masques dans la rue. Ce sont les contacts directs à l'intérieur qui sont le plus la cause des contagions, comme la promiscuité au boulot, dans le sport, comme les jeunes qui se collent, se bisent, dansent, baisent à tout va à la tombée de la nuit. Pourquoi vouloir absolument nous masquer, même dans les rues désertes ? Certains pensent qu'il faut écouler ces millions de masques stockés. Un comble, quand au printemps, le personnel hospitalier pleurait, quémandait des masques à tout prix.

Bref, cet été chaud, maintenant presque frais, je suis presque contente de le voir arriver à son terme, même si je me demande comment ça va se passer dans les écoles et dans les entreprises à la rentrée.  Ma fille a presque travaillé tout l'été pour préparer ses cours, voulant savoir où en sont les enfants qui n'ont pas tous été logés à la même enseignes, certains n'ayant même pas ouvert un livre en 6 mois ; une grave lacune pour des petits CP. Elle a le niveau de Gaby, le CE1. Celui-ci n'a jamais voulu lui montrer comment il lisait. J'ai bien essayé aussi de le faire lire, mais, il n'aime pas ça. Il s'y collait à contre coeur. Au bout de 10mn, il en avait marre.  J'ai eu beau lui dire que plus il lira, plus il prendra plaisir à lire, rien n'y a fait. Pour son anniversaire, il n'a pas voulu de livres. Dommage, j'adore offrir des livres aux enfants. Il n'a pas voulu non plus dessiner, donc, je n'ai pas non plus pu lui offrir de livres de coloriages avec de beaux crayons de couleur.

Du vélo, encore du vélo, toujours du vélo.

Il a une de ces tchattes. Même un peu trop, vu qu'il se mêlait de donner son avis sur tout. Parfois un peu teigneux, mais vite rappelé à l'ordre, il redevenait charmant...jusqu'à ce que son père arrive. Il en est même presque devenu méchant avec son grand-père. "je vais le dire à papa, et patati, et patata". Le grand-père s'est rebiffé bien-sûr et lui a répondu vertement. Heureusement le père n'a pas entendu. Le parti de qui aurait-il pris, ça !

Un jour, Gaby m'a dit "touche pas à la montre de papa, tu vas attraper le corona", montre qu'il avait mise à son poignet. Ce à quoi j'ai répondu du tac au tac "quand tu étais collé derrière mon dos quand j'étais sur l'ordi, quand tu voulais la tablette, tu t'en fichais bien que j'attrape le corona ?" Ca l'a laissé muet, il n'a rien trouvé à répliquer à ça. M'est avis que les disputes entre père et fils l'ont marqué, au détriment du grand-père. Bon, là, ça s'est bien passé. Mais, j'étais sur mes gardes, je savais que la moindre minuscule étincelle pouvait déclencher un gros incendie verbal. Chacun a essayé de mesurer ses paroles. Le grand-père n'a pas, comme l'année dernière, dit que le petit fils avait été adorable. Il n'a rien dit, sauf parler des vaines tentatives de son petit fils pour attraper un poisson ou des balades à vélo. Oui, le grand-père a emmené faire du vélo à son petit fils, lui qui rechigne à m'accompagner. C'est dire qu'il a voulu faire des efforts.

Tout le monde est reparti ce week-end. Dimanche, nous étions seuls. C'est reposant de récupérer. Il a plu dans la journée. Dans la soirée, j'ai proposé à mon mari une balade entre 2 averses. Le soleil jouait à cache-cache avec de gros nuages noirs. Au moins, on aura eu un peu de pluie, 15 mm en un jour et demi.

Nous étions à proximité du pont de Bellerive quand une soudaine averse nous a surpris. Nous sommes vite allés nous abriter sous le pont.

Voyez ces jeunes inconscients qui ont entrepris d'escalader les arches du pont et de sauter dans l'eau.  Vous ne les voyez pas ? Si, à gauche de la photo. Pas le courage de la grossir.

Je n'étais pas rassurée. J'en ai interpellé 2 qui ont fait semblant de ne pas m'entendre. "ce n'est pas prudent ce que vous faites, la baignade est interdite dans l'Allier, allez plutôt dans la zone surveillée". "Cause toujours mémé tu nous intéresses ont-ils du penser d'un air rigolard".

2 jeunes sont sortis de notre côté, plus proche de la berge. 3 autres ont entrepris de regagner l'autre rive. Tant qu'ils n'ont pas été sortis de l'eau, je les ai surveillés, même si je n'aurais rien pu faire si l'un avait coulé. Je trouvais qu'ils peinaient bien. Vous avez vu le nombre de noyades cet été, dues pour la plupart au manque de surveillance des parents et à l'inconscience des jeunes qui sautent dans l'eau sans prendre de précautions ou qui veulent épater leurs copines en voulant traverser des rivières ou des lacs glacés ? Les piscines familiales sont traitres aussi. Gaby est allé dans la piscine des grands-parents de ses cousins sous la surveillance de sa tante qui a été surveillante de baignade étudiante. J'étais donc en confiance. Je savais qu'elle n'allait pas baisser sa garde un seul instant.

Ces jeunes avaient entre 10 et 14 ans. La baignade est strictement interdite dans l'Allier. L'Allier peut être traitre comme sa grande soeur la Loire, avec des remous.

Vous voulez des tomates ? Nous en avons quelques unes dans le jardin, mais, ça n'empêche pas nos voisins de nous en donner. Ce midi, ce sera tomates et courgettes farcies, toutes données, sauf la farce.