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Cearriveenfrance

Cearriveenfrance

blog à la fois humoristique, satirique, sans oublier mes coups de gueule.

C'était le temps des roses

C'était le temps des roses

Il n y a donc personne

là-haut ?

1 . Je me disais avec Marcelle :

« Quand nous aurons quitté Sarcelles

Pour les vacances de l'été

Vive l'amour en liberté ! »

Je me suis aperçu bien vite

Que j'avais le doigt dans l'orbite

Refrain

Il fait beau, il fait beau , il fait beau

Le soleil vient nous griller la peau

Il faut arrêter la canicule

A la fin ça devient ridicule

Il fait chaud, il fait chaud, il fait chaud

Il n'y a donc personne là-haut ?

2.

Maintenant , Madame se bronze

A moins le quart et à moins onze

Et sur les bords de l'océan

Je vois pulluler les céans.

Quand je m'approche je débloque

Il faut faire attention aux cloques !

(Au refrain

3.

Entre nous, je ne pensais guère

Que mon séjour serait grégaire

Au point de devenir malsain

Par multiplication des seins

Sully n'avait que deux mamelles

Mais moi je les vois à la pelle !

(Au refrain)

4.

Je regarde le baromètre

Qui pourrait enfin me permettre

En s'abaissant, de m'enlever

Le désir qui me fait rêver

Mais il n'y a pas un nuage

Et je suis forcé d'être sage !

(Au refrain)

5.

Je pensais aux pins maritimes

Pour une promenade intime

En arrivant ce fut en vain

Ils étaient déjà quatre-vingts !

Alors je dis à ma compagne :

« Pour l'an prochain, c'est la montagne ! »

 

La bourse
Nous sommes tous passés par elle !

Je parle

De la génitale

Mais il y a aussi celle

Du capital.

Qu'elle soit oui ou non testicule

Dans les deux cas on gesticule

Mais chez ces gesticulateurs

Il y a les géniteurs

Et les spéculateurs

De la vie

Celle qui nous conditionne

                                                         C'est la bourse des valeurs

Porteuse de douleurs

En effet, si l'on additionne

Ses bienfaits et ses méfaits

Que d'êtres elle a défaits !

Combien de chômeurs, combien de misérables

D'enfants pleurant de faim

D'existences sans lendemain !

Son motif : le pognon qui est inexorable

Réflexion

A ceux qui ont rêvé de purifier le monde

Je dis que c'est bien là qu'il faut poser des bombes.

 

Pisser face au soleil

et péter dans le vent

Pisser face au soleil et péter dans le vent

C'est de la liberté la vérité première

Car en cambrant les reins en plein dans la lumière

Et pour guider le jet arrondissant la main

On se trouve faraud parmi tous les humains

Hypocrite bourgeois qui te voiles la face

Regarde donc un peu un homme de ta race

Pisser face au soleil et péter dans le vent

Avant de se coucher et puis en se levant


Pisser face au soleil et péter dans le vent

A toujours ébloui mon âme libertaire

Voulant directement remettre à notre terre

De son vin généreux le pauvre résidu

Je sais que l'on prétend que je n'aurais pas dû

Et la bigote outrée, horrifiée et hagarde

Ne croit pas que son Dieu, qui pourtant me regarde

Doit se frotter les mains en me voyant souvent

Pisser face au soleil  et péter dans le vent.


Pisser face au soleil et péter dans le vent

Je sais que l'on admet, sur notre terre ingrate

Que le malheureux chien puisse lever la patte

Et que le ruminant, créant tout un ruisseau

N'a jamais pu troubler vos cervelles de sots.

Vous détournez les yeux pendant que je vidange

Mais vous froncez le nez car ça sent la vendange

Quand je pisse au soleil et pète dans le vent

Des sujets féminins s'en vont tout en rêvant ...


Pisser face au soleil et péter dans le vent

Vous qui vivez serrés un peu comme des moules

Cet acte merveilleux vous fait tourner la boule

La morale et la loi pourtant vous ont traqués

Et, croyant vivre heureux, vous vous êtes parqués

Vous pouvez bien, les gars, gagner de la galette

En avoir, après tout, une pleine mallette.

Il n'est qu'un homme au monde, et c'est le paysan

Pour pisser face au soleil et péter dans le vent

Pisser face au soleil et péter dans le vent

Avant que le grand froid ait gagné mes vertèbres

Que mon âme ait sombré dans les grandes ténèbres

Que tout soit effacé, qu'il ne reste plus rien

                                  Que l' on dise partout: « Ce n'était qu'un vaurien. »

Je voudrais demander à cette providence

De bien me soulager à la même cadence

De pouvoir chaque jour, et ça pendant longtemps

Pisser face au soleil et péter dans le vent.

 

 

Nécessité
 

On est libre, dit-on dans ce monde aseptique

Mais moi je n'y crois pas et je reste sceptique

Pour poser la culotte ou bien le pantalon

Il faut nous enfermer dans un petit salon

Et là, étant assis, sans une défaillance

On vient en soupirant emmerder la faïence

Et puis de la cuvette on referme le rond

Il n'y a pas de quoi faire le fanfaron !


Pour moi, le paysan, étant loin de la ville

Je ne suis pas astreint aux contraintes serviles

Aussi, c'est dans les champs, sans me presser de trop

Que je viens accomplir les gestes ancestraux

Qui tournent la rotule et relèvent la cuisse

 

Supportant le fessier pour lui rendre service

C'est avec cet appui que l'on soutient l'effort

Qui soulage l'esprit en libérant le corps

*********

Les cocus magnifiques

Peu de gens ont compris

Pourquoi le gueux votait souvent comme un nanti

On parle de bêtise

C'est plutôt du ressort de la psychanalyse

Depuis la fleur de lys

Ils ont ça dans le sang comme une syphilis

Leur subconscient les lave

Car leurs gènes ont inscrit leur condition d'esclaves

Chacun sait qu'ici-bas

Quand vient un Spartacus, il y a cent Judas

C'est eux qui font l'office

De lécheurs assidus des riches orifices

Ils sont toujours contents

Toujours prêts à blanchir l'affront des inconstants

                                                     Les vieux faiseurs de messes

Les ont accoutumés à vivre de promesses

Rien ne peut les changer

Ils sont toujours pour ceux qui leur en font manger

Se tenant sous la table

De leur ancien seigneur, de leur nouveau notable

Comme un chien grappillant les miettes d'un festin

Ils suivent leur destin.

***********


Suffrage universel

L'suffrage universel

Non ! il n'est pas sans sel

Querelles de personnes et aussi de boutiques

                                                          Ce sont des jeux de cirque

                                                         Des jeux de saltimbanques

                                                        En effet, rien n'y manque

                                                             Des bonimenteurs

                                                                       Menteurs

                                                    Qui enflammés ou ternes

                                     Présentent des vessies en guise de lanternes

                                                  Des jongleurs de formules

                                                   Dangereux funambules

                                                 Des faiseurs de promesses

                                                    Pour ou contre la messe.

                                  Joviaux présentateurs auxquels nous disons « bis »

                                 Quand ils disent « Demain, nous raserons gratis » !

                                                   On a peine à y croire !

                                                   Au cours de notre histoire

                                                 Des gars se sont battus

                                 Pour élire un salaud qui les faisait cocus

                                         Là, vous pouvez me croire

                              Si pendant la campagne il se dit votre ami

                         Tous les coups lui sont bons, tous les moyens permis.


                                                    Mais pour moi : c est fini !!!

 

 

La vie

C'est un petit chemin qui va d'un trou à l'autre

Le gueux y va peinant et le rupin s'y vautre

Sortant à contre-coeur de sa chaude cachette

Il n'est pas étonnant que l'enfant pousse un cri

N'étant pas rassuré. Le monde qui le guette

Est si rébarbatif qu'il a déjà compris

De plus, il ne sait pas, en ouvrant sa coquille

Ce que sera son 1ot : le pire ou le meilleur

Dans les jeux de l'amour, qui possédait 1a quille

Etait-ce 1e patron ou bien le balayeur !

 

Malgré tous les tabous, les lois, les ordonnances

Malgré 1es impuissants qui prêchent l'abstinence

Malgré l'appréhension et malgré le remords

Malgré le grand péché dans la peur de la mort

Malgré notre culture aux multiples barrages

Depuis la nuit des temps, d'où nous vient cette rage !

De vivre !

 

Prévision

Ils seraient sept cent millions

Aussi gras que des cochons

Nantis, bourgeois, dirigeants,

Qui font mourir bien des gens.

Et puis les cinq milliards

Qui souvent n'ont pas un liard

Détestent tous ces infâmes

Qui ont un corps mais pas d'âme

Par contre des Ssophages

D'anthropophages

Qui font de grands ravages

P. S.


Attention ! Un peuple intègre

N'abat pas les bêtes maigres !!

1991

 

En me chauffant le cul


Je ne suis, braves gens, qu'un vigneron indigne

Las de la féconder, je fais brûler ma vigne.

Je me chauffe le cul et les parties honteuses

Ce n'est pas euphémisme ou phrase tortueuse

L'endroit est triomphant lorsque l'on est gaillard

C'est la Bérézina lorsque l'on est vieillard

Je me chauffe le cul avec béatitude

Le pauvre ! J'ai pour lui de la sollicitude

Au risque de choquer les esprits pudibonds

Je tremble à chaque instant qu'il me fasse faux bond

Je me chauffe le cul, je somnole et je rêve

Du berceau au cercueil, que l'existence est brève !

Lorsque je regardais couler l'eau sous les ponts

Un tas de pauvres idiots couraient le marathon.

En me chauffant le cul, évidemment je songe

Que j'ai lu, entendu mensonges sur mensonges

Avec le temps passé, je commence à savoir

Qu'un gueux a peu de droits et beaucoup de devoirs

Je me chauffe le cul et les fesses ravies

Je suis revigoré, je renais à la vie

Car devant le brasier de mes sarments noueux

J'ai conscience d'avoir un cerveau monstrueux

Je me chauffe le cul et mon esprit gamberge :

Si nous logeons deux fois tous à la même auberge

C'est que, malgré l'argent que l'on a peu ou prou

Là où l'homme commence il finit : dans un trou.

Enfin, pour terminer, que Dieu me le pardonne

En me chauffant le cul, parfois, je barytonne

Et, vilains et croquants, si cela vous déplaît

Sachez que l'expression vient du bon Rabelais.

 

 

Massognes, mars 1969

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Eve 24/05/2017 01:00

dans les campagnes il y a toujours des poètes méconnus !!!
et qui parlaient vrai -
ta rose a une jolie couleur , as tu d'autres rosiers ??,
les miennes sont rouge pourpre, jaunes , orange , et rose ,
le soleil de la semaine dernière lundi et mardi les a cuites -
plus toute la flotte des jours suivants,
bisous

Fabie 22/05/2017 11:13

C'est une rose de ton jardin ? Elle est belle !
Les roses de mon jardin sont splendides.
La poésie de Ronsard, mignonne allons voir.... est celle qui me vient à l'esprit.
Bisous ensoleillés

Praline 21/05/2017 17:45

Je t'avoue que ce soir je n'ai pas le cœur à lire toutes ces poésies mais la douceur veloutée de la rose m'a fait du bien... Merci pour cette beauté-là, grosses bises.

Rose63 21/05/2017 13:01

Nulle besoin de perfection
La rose est si belle
---
La femme est une rose dont les épines sont venimeuses parfois ( de mémoire car je ne sais plus qui a écrit cela ...)
----
Merci ton billet est top
@ Bientôt

biker06 21/05/2017 12:03

je te prépare deux articles sur ExpoRose 2017 à Grasse avec Line Renaud comme marraine ! Tu verras des roses parfaites.
Bon Dimanche
bizz
Pat