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Cearriveenfrance

Cearriveenfrance

blog à la fois humoristique, satirique, sans oublier mes coups de gueule.

Tatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e round

Tatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e round
Tatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e roundTatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e round
Tatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e round

2e journée.

Le lendemain matin, le kiné est arrivé à 8h. Je ne l'ai pas vu. Mon mari, si. Il m'a dit qu'il était jeune, beau comme un dieu, que si je l'avais vu, je l'aurais invité dans mon lit.

Ma belle-mère a l'air de l'apprécier. Et, quand elle apprécie quelqu'un, elle ne tarit pas d'éloges. Qu'il n'y a que lui qui sait lui mettre ses bandes de contention, qu'il sait la masser, etc. C'est vrai, je ne sais pas si c'est dû aux bandes, mais, ses jambes et ses pieds ont drôlement dégonflé. 2 ans que c'était impressionnant à regarder et qu'elle en souffrait beaucoup. Et, là, depuis 15 jours, ça a beaucoup désenflé.

Dès que le kiné fut parti, je me suis levée, ai préparé le petit déjeuner de ma belle-mère, lui ai fait griller ses toasts, lui ai mis son café dans son bol.

Là, elle a commencé à râler. Parce qu'elle n'avait que 3 cachets sur 11, dans une tasse - oui, 11 cachets à avaler chaque matin, 3 le midi et 6 ou 8 le soir.

- je me demande où est passée ma boite de médicaments, je dois les prendre tout en mangeant. Il faut que je les retrouve pour demain. Là, ils étaient dans un pilulier et le pilulier a disparu aussi - moi, m'dame, sais pas, c'est pas moi...bien que j'eus ma petite idée -

Quand l'infirmière remplaçante est arrivée, elle lui a demandé si elle savait où était la boite.

- je vais appeler ma collègue - tu parles, bien-sûr qu'elle savait -

Elle est sortie de la maison, est revenue quelques instants plus tard.

- c'est ma collègue qui les a. Elle les a emmenés pour me les préparer.

- et demain a demandé ma belle-mère ?

- je vous les apporterai quand je viendrai mettre votre bande et faire votre toilette - ouille, ouille, que n'avait-elle dit !

Mon mari est sorti et a attendu l'infirmière. Il avait envie de lui toucher un mot. Elle lui a dit qu'effectivement, sa mère faisant n'importe quoi, ne voyant pas le nom des comprimés sur les boites, n'arrivant pas à les attraper dans le pilulier, il valait mieux que ce soit les infirmières qui les prépare. Elle lui a dit que sa mère n'était pas facile...............

Avoir emmené sans son accord les médicaments, a eu le don de mettre en colère ma belle-mère pour la journée.

La 3e qui a trinqué fut la femme de ménage, arrivée à 1Oh.

Ma belle-mère lui tournait le dos, assise dans son fauteuil. C'est moi qui lui ai ouvert la porte.

- bonjour...et elle est partie dans la cuisine....sans dire bonjour à ma belle-mère. Probablement qu'elle ne l'avait pas vue.

Ce que je craignais arriva.

- c'est la meilleure, et à moi, on ne dit pas bonjour a hurlé ma belle-mère ? C'est quand même fort d'être aussi malpolie.

Tout ça, toujours sur son ton pointu.

Je me suis approchée de la jeune dame :

- je crois que vous devriez aller dire bonjour à ma belle-mère.

- vous ne savez pas qu'on dit bonjour aux gens en arrivant ?

La jeune femme, remplaçante depuis quelques jours, lui a fait la bise, sans dire un mot - par contre, bizarre qu'elle lui ait fait la bise. Je suis surprise que ma belle-mère ait trouvé ça normal -

Mon mari et moi sommes partis, laissant le champ libre à la jeune dame et en lui souhaitant mentalement bien du plaisir.

Nous sommes partis au cimetière sur la tombe de mon beau-père (ça, c'était un gentil. Avec des défauts certes, mais gentil quand même...Tiens, comme son fils). Ensuite, nous sommes allés nous promener dans un joli parc, en attendant que les 2 heures passent.

Quand nous sommes revenus, la jeune dame était toujours là.

- y'a des courants d'air, vous pourriez fermer la porte, je vais prendre froid

- c'est pour que ça sèche plus vite a dit mon mari.

Moi, sans un mot, je suis allée étendre dans le jardin les draps lavés par la machine pendant notre absence.....5mn après, ma belle-mère est apparue au bras de la jeune dame. Pour contrôler si j'étendais bien les draps à sa façon !!!

- vous auriez pu prendre une bassine plus grande - quand je vous dis qu'elle n'arrête pas une minute -

Une fois la jeune femme partie, ma belle-mère a surenchéri de plus belle :

- vous ne savez pas ce qu'elle a fait ? Elle s'est permis de prendre des draps dans mon armoire sans ma permission. Je lui ai dit son fait "qui vous a autorisé à fouiller dans mon armoire, je n'ai pas perdu la tête que je sache"

Je n'étais pas présente, mais, mon dieu, sur quel ton elle a dû lui parler.

Et ça a duré comme ça une partie de la journée. Dans l'après-midi, elle m'a demandé si je pouvais l'aider à lui laver la tête.

Qu'à cela ne tienne, je pressentais que ce ne serait pas encore une partie de plaisir.

Ca n'a pas loupé. J'ai voulu lui laver la tête en 2 fois.

- vous croyez que je vais pouvoir attendre longtemps debout, suffit de mettre plus de shampoing et de masser ? Tout ça avec son ton si aimable.

Mon mari, qui était présent, a levé les yeux au ciel

- attends, c'est moi qui vais lui rincer la tête.

Il a rempli une bouteille d'eau et lui a tout déversé d'un seul coup.

- mon cou, j'ai de l'eau dans mon cou.

- tu veux que ce soit rapide, alors, je fais au plus vite.

Un compliment que je peux lui faire (à ma belle-mère), c'est qu'elle a toujours eu de beaux cheveux, même encore maintenant. Elle a de beaux cheveux blancs qui bouclent naturellement, souples. Elle les a eu blonds jusqu'à plus de 70 ans.

Le reste de la journée a été à l'avenant.

A un autre moment, elle s'est plaint que quelqu'un avait osé mettre un plat sur ses bananes

- mais, vos bananes sont bonnes à jeter que je lui ai dit

- à jeter, à jeter, c'est comme ça qu'elles sont bonnes.

L'après-midi s'est passé comme la veille, entre allers et retours, maison-jardin, jardin-maison.

J'ai rentré les draps et quelques autres bricoles, ai tout plié, sans rien repasser. Pas envie d'avoir encore des commentaires désagréables.

Elle voulait dans son lit une nouvelle parure de draps offert par une de ses filles. Mais, attention, lit fait avec ma belle-soeur. Lui ayant proposé de faire seule le lit, elle m'avait dit que je ne saurais pas, qu'il y avait une méthode à respecter pour lui simplifier son couchage, qu'il ne fallait border qu'un côté - ça suppose qu'étant idiote, je ne saurais pas.

- il n'y avait que Christine (nom d'emprunt de sa femme de ménage préférée) qui savait le faire, mais, qui ne viendra plus et je le regrette, elle était bien, elle !

Et toc, toutes les autres prenez ça dans la g.....e, la figure.

Bien-sûr, comme la veille, nous n'avons pu regardé les JO. Je suis donc allée dans le petit salon, où nous dormions, pour l'écouter en paix.

Le soir, ma belle-soeur et mon beau-frère sont revenus. Nous avions prévu un petit barbecue de table dans la maison, ma belle-mère sortant très peu, ne pouvant s'asseoir dans une chaise de jardin.

Avec ma belle-soeur, nous sommes allées faire le lit, en présence de ma belle-mère qui s'est plaint à sa fille des agissements de la femme de ménage :

- tu te rends compte, elle s'est permis de fouiller dans mon armoire.

Là, ça a été trop pour moi :

-elle n'a pas fouillé, elle a juste pris une paire de draps, elle n'a pas voulu vous déranger.

- elle n'avait pas le droit

- vous avez vu comment vous lui parlez ? Moi, à sa place, j'aurais pris la porte.

- prendre la porte ? Mais, elle n'a pas le droit, elle doit aller là où on lui demande d'aller.

Ma petite belle-soeur me faisait des gestes désespérés

- chut, chut, laisse tomber.

- non, elle n'a pas le droit de parler comme ça aux gens.

Pas contente, ma belle-mère est sortie.

Ca s'est arrêté là et nous sommes passés à table.

Divin repas, cher beau-frère qui avait amené un gratin de pommes de terre, avec du bouillon maison, qui nous avait préparé aussi des crevettes qu'il a mélangé avec notre riz, avec une sauce dont j'ai perdu le nom. Divin.

Et, pour finir, il avait passé 2 ou 3 heures dans l'après-midi à nous concocter un Paris-Brest. Divin je vous dis. La crème était à tomber par terre, une crème au pralin entièrement fait maison. Ne me demandez pas la recette, je n'ai pas envie de me lancer dans un dessert aussi long.

Ma belle-mère a mangé un peu de tout. Même un peu de nos viandes grillées.

Nous avons évité les sujets qui fâchent.

Mon beau-frère et ma belle-soeur sont repartis chez eux. Auparavant, au cours du repas, je ne sais à quel propos, nous nous sommes mis à parler croissants. J'ai dit qu'on ne trouvait plus de vrais et bons croissants préparés entièrement par les boulangers, que je rêve des croissants de ma jeunesse.

- demain, j'arrive avec les croissants a dit mon beau-frère, j'ai une boulangerie formidable, à quelle heure je peux venir ?

- Je ne sais pas, disons vers 8h30, l'infirmière venant vers 9h.

Là, si vous avez bien tout suivi, vous comprendrez que, le lendemain, comme d'habitude, ça ne conviendrait pas à ma belle-mère.

Suite et fin demain. Là encore, ça a valsé très fort.

Tatie Danièle, le retour, puissance 10.. 2e round

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florencew 13/08/2016 22:41

Ah, quel régal de te lire...mieux qu'un bouquin...J'attends la suite ;)

liliplume 13/08/2016 21:47

Mais quelle emm....euse !!!

biker06 13/08/2016 15:45

Hello Juju
C'est encore un régal ton texte et on se demande si c'est romancé ou pas...J'aurai bien aimé faire quelques jeux de mots.. Mais bon, je m'abstiens ! J'ai pas envie d'avoir encore une analyse défavorable ! hi hi hi
je te souhaite un bon et grand week end du 15 Aout
bizz
Pat

heure-bleue 13/08/2016 09:32

J'ai ri à te lire mais je me demande si ma belle mère n'avait pas des ancêtres communs avec la mienne.

Praline 12/08/2016 15:58

J'ai éclaté de rire au coup de la bouteille d'eau versée d'une traite sur les cheveux :-)
Mais quelle pénible ! Je pense qu'étant plus jeune, ça ne devait déjà pas être une facile à vivre.
Oh le Paris-Brest me fait trop envie !
Bisous de réconfort, tu dois être épuisée.